Articles avec le tag ‘imagination’

Des sculptures pour prendre conscience

Mercredi 22 décembre 2010

Moscow1999

“We produce trash, are born from trash, and will turn back into trash » is a famous saying by great artist HA Schult. Yes, the great action artist HA Schult is particularly radical! His incredible work, the army of 1000 ‘Trash People’ are the life-sized people, made out of junk and waste materials such as crushed cans and electronic waste. These « Trash People » have travelled the world as a « now time expression » with the most important spots visited being the Pyramids of Giza (2002), Antarctica (2008) and even the Great Wall of China (2001).

« Trash People » are actually a means to pay tribute to the unnamed soldiers and the anonymous people. In 18 containers, they roam the world like refugees of the consumer society. They are 1000 statues made out of inorganic waste.

They may be those to whom we owe the spectacular cultural monuments like the Great Pyramids; those who cleaned our garbage but were treated like rubbish by us; and those we do not know but who had the courage to serve their nation with great courage and enthusiasm. It is also a tribute to those victims considered trash over the course of history. HA Schult, by means of this exhibition, wishes to rehabilitate them. His artistic ability made him to redefine what we call trash.

Et si on se passait de l’art

Lundi 29 novembre 2010

Googley art wall

Googley art wall

Et si on se passait de l’art ?
Une discussion me ramenait hier soir à la question de l’utilité et de la pertinence de l’art en temps de crise. A l’heure ou les budgets sont restreints, et ce quelques soient les modèles –soutien majoritairement privé en Amérique du nord ou public dans notre vieille Europe, doit-on soutenir la création artistique ou y-a-t-il d’autres secteurs prioritaires ? L’art constitue-t-il une nécessité encore plus criante ou un luxe dont on peut se passer pour se concentrer sur ‘l’essentiel’, directement créateur de valeur ?
De lointains cours d’économie me rappellent que le facteur psychologique est essentiel et que la croissance ou la consommation sont fortement liés à l’état psychologique des citoyens. L’art, parce qu’il ouvre sur de nouvelles réflexions, libère l’imaginaire, serait donc un vecteur de mieux être ou d’accomplissement à l’impact positif sur notre économie malade.
De nombreux articles récemment parus mettent en avant le poids économique de l’art et de la création en France. Combien rapportent directement, ou indirectement nos musées (impact du nouveau centre Pompidou à Metz), les innombrables festivals d’été…
Pourtant, c’est en lisant Nancy Houston hier, dans sa chronique hebdomadaire du Monde que la réponse m’est apparue dans toute sa clarté. ‘L’art est précieux dans sa capacité d’ébranler nos certitudes virulentes, stridentes et rassurantes, de faire vaciller nos identités et identifications faciles, d’ajouter des nuances à nos analyses en noir et blanc, de nous permettre de voir le monde (y compris nous-même) à partir d’autres points de vue’ nous dit-elle.
Je rajouterais qu’à l’heure ou les modèles doivent être réinventés, qu’à l’heure ou les utopies, les projets collectifs sont invisibles, l’art, par sa capacité à prendre son temps dans un monde en accélération constante, est un ‘déclencheur de conscience’ absolument nécessaire. Qui pour réfléchir différemment aujourd’hui ? La jeune génération certainement, tous ceux dont les idées sont étouffées par les discours de spécialistes, mais bien entendu les artistes, qui apportent un regard distancié, un recul et une vision non complaisante sur le monde qui nous entoure. Nous en avons un besoin évident.

JejCohen

Un monde sans publicité – vernissage exposition

Vendredi 24 septembre 2010

Bonjour,

Vidéo de la soirée de vernissage – introduction du débat

Vernissage de l’exposition – Un monde sans publicité
Artistes brésiliens, français, américains pour réfléchir à la pollution visuelle, environnementale, mais aussi au rapport entre art et publicité.
Ce soir 24 novembre, diffusion du film Logorama
Demain soir, happening dansé
Venez nombreux

Parking day

Vendredi 17 septembre 2010

Se réapproprier la ville…
http://www.parkingday.org
parkingday

Japon : l’université 2.0

Jeudi 29 octobre 2009

Une université libre, participative et multidisciplinaire

Université Shibuya

L’université est née à la rentrée 2006, dans le quartier de Shibuya en pleine effervescence, qui attire nouveaux magasins et jeunes entreprises, ainsi que les jeunes créatifs de la ville.  Gratuite, exempt de système de diplôme, elle propose à tous une nouvelle façon d’apprendre, de créer, et de partager le savoir et l’espace. Le campus, c’est la ville. Réunis dans des lieux aussi divers que le centre commercial, les librairies, les bars, les étudiants de cette université hors norme assistent aux cours gratuits, dispensés par des personnalités du quartier, qui transmettent leur expérience professionnelle et leur connaissance sur les sujets qui les passionnent. L’université, formée sous le statut d’organisation à but non lucratif, n’a pas de  locaux propres.  « C’est un moyen d’apprendre ancré dans la communauté et l’environnement local », explique son président, Yasuaki Sakyo, 29 ans. Le but est de faire fusionner la ville et l’université, pour aboutir à un espace ouvert qui soit un environnement épanouissant et riche de la créativité des jeunes talents qui y vivent. Ainsi les participants sont à tour de rôles étudiants et professeurs, et certains experts soutenant l’université viennent également donner des conférences de façon ponctuelle.

L’objectif, à long terme, est de faire de Shibuya un modèle de développement urbain et sociétal, une ville du futur qui se constitue autour d’une communauté d’idée et qui soit un lieu de co-création. Le sens civique qui anime le comité dirigeant comme les participants relève d’un vouloir vivre ensemble fort, qui s’adresse aux adultes comme aux enfants. Bénéficiant de l’apport de partenaires privés, l’université peut désormais rémunérer ses membres permanents et la vingtaine de collaborateurs à temps partiel. Un succès qui trouve son écho dans l’intérêt que portent au projet de nombreux pays en Asie et en Europe, et la vile de Saporo et Nagoya qui organisent des projets similaires.

Shibuya University Network

Contact:NPO Shibuya University Network
Udagawa-cho 5-2,Shibuya-ku,Tokyo
E-mail:info@shibuya-univ.net

http://www.shibuya-univ.net/

Jérôme Cohen au salon Mode City à Paris

Dimanche 20 septembre 2009

Face à une crise qui signe l’épuisement de certains modèles, chacun se tourne vers l’innovation dans l’espoir qu’elle fasse émerger de nouveaux leviers de succès. Mais de quelle innovation parle-t-on ? Invité à s’exprimer sur le sujet au salon Mode Expo le 7 septembre dernier, Jérôme Cohen, fondateur d’IF, a souligné la nécessité de ne plus cantonner l’innovation aux sphères technologiques et cité Bernard Stiegler en disant : “l’innovation ne doit pas être au service du consumérisme”.

Les bouleversements sociétaux vont nécessairement transformer le rapport que l’entreprise entretient avec ses clients, mais aussi avec des salariés. Le modèle traditionnel employeur/salariés tend à devenir minoritaire : l’innovation, c’est donc d’abord un besoin fondamental d’imagination et de réinvention, une nécessaire ouverture, en interne et en externe.

En interne, l’entreprise ne doit plus cloîtrer son innovation dans un ou deux services mais promouvoir une démarche collaborative. En externe, elle se doit de consulter beaucoup plus largement, de croiser les univers pour comprendre une société qui change extrêmement vite. Il faut donc faire travailler ensemble femmes et hommes de marketing, ingénieurs, mais aussi sociologues, artistes, philosophes, scientifiques, architectes, sportifs, économistes… Et sans cesse imaginer, imaginer ce que sera demain.